Paris va droit au but

Après un match d’une haute intensité , le Paris Saint Germain a remporté le clasico à la française contre une équipe olympienne peu à son avantage (2-1).

Paris SG-Marseille 2-1
Paris SG : Erding (9e), Hoarau (19e)
Marseille : Lucho (23e)

Vainqueur de son premier clasico au Parc depuis 2004 (2-1), le Paris SG réalise l’une des bonnes affaires de la 12e journée pour venir se hisser à la troisième place du classement. Par la même occasion, les Parisiens stoppent un OM pourtant en grande forme depuis plusieurs semaines. Malgré leur inefficacité du moment devant le but, Erding et Hoarau conservaient la confiance d’Antoine Kombouaré. Ce dernier ne tardait pas à se voir donner raison. Le premier nommé bénéficiait d’un ballon mal repoussé par Mandanda pour offrir une ouverture du score rapide au PSG (1-0, 9e). Puis, quelques instants plus tard, Hoarau doublait la mise sur un caviar de Nene lui permettant de crucifier le portier adverse à bout portant (2-0, 19e). Ainsi, avec un break d’avance après vingt minutes de jeu, les Parisiens se trouvaient sur orbite dans un clasico qu’ils entamaient de la meilleure des manières. Mais leur état de grâce ne durait qu’un court moment. Sur un ballon relâché par Edel, Lucho Gonzalez remettait rapidement son équipe en selle (2-1, 23e). Le clasico était bel et bien lancé.

Dès lors, la rencontre gagnait en intensité et proposait des duels très musclés – mais corrects – sur chaque ballon disputé. Paris attendait son adversaire dans sa partie de terrain et se mettait sous la menace d’un retour olympien. Edel se rattrapait néanmoins de sa bévue précédente pour repousser des tentatives de Valbuena (43e) et Gignac (45e+1). Moins à son aise qu’en début de match, Paris laissait l’initiative du jeu à des Marseillais qui en profitaient pour porter une menace constante sur la surface adverse. Cette menace était entretenue par Rémy (52e) puis Gignac (57e) qui frôlaient tour à tour les montants parisiens. Mais, au-delà de l’heure de jeu, l’OM relâchait temporairement son étreinte sur la défense de la Capitale. La faute à un manque de percussion dans ses pénétrations dans la partie de terrain adverse et une incapacité à se projeter rapidement vers l’avant. La faute, aussi, à un Paris SG vigilant défensivement et appliqué sur le plan de la relance. Malgré tout, sur son dernier assaut, Marseille était à deux doigts de décrocher l’égalisation mais Edel repoussait devant sa ligne une reprise d’Ayew (90e+2). Du coup, le PSG décroche un succès marquant sur sa pelouse lui permettant de passer devant son rival héréditaire au classement. Marseille, qui avait la possibilité de prendre les commandes de la L1, connaît ainsi un coup d’arrêt avec ce premier revers en championnat depuis le 14 août.