Gourcuff évoque son départ

Le meneur de jeu lyonnais avoue que les départs conjugués de Laurent Blanc, Jean-Louis Gasset et Marouane Chamakh l’ont fait réfléchir, mais que ce n’est qu’après le Mondial qu’il a fini par être convaincu qu’il fallait quitter les Girondins de Bordeaux.

« C’est Laurent Blanc qui m’a fait venir aux Girondins. Avec lui et Jean-Louis Gasset, ça s’est très bien passé dès le début. Avec leur départ, la situation n’était plus la même qu’à mon arrivée. Celui de Marouane Chamakh aussi a joué. À partir de là, j’ai pris le temps de bien réfléchir : maintenant, toutes mes décisions ont une certaine importance, je devais me persuader que c’était la bonne. Et j’ai senti qu’il me fallait un nouveau challenge, explique Yoann Gourcuff dans le quotidien régional, avant de reconnaître que ses coéquipiers tricolores de l’OL l’avaient renseigné sur l’intérêt de Jean-Michel Aulas. Je savais grâce à Hugo Lloris et Jérémy Toulalan que j’intéressais Lyon mais c’était pendant la Coupe du Monde et je voulais vraiment me concentrer sur la compétition. Quand on est revenu d’Afrique du Sud, je n’avais pas trop envie de parler de mon avenir parce qu’il fallait digérer tout ce qui s’était passé. À mon retour de vacances, le président est venu me demander de l’avertir au plus tôt si j’avais l’intention de partir. Je lui ai répondu que ma priorité, à ce moment-là, était de retrouver le plaisir du jeu. Mais une fois que ma décision de partir est devenue claire dans ma tête, j’ai pris rendez-vous avec lui tout de suite. J’ai toujours eu de bonnes relations avec Jean-Louis Triaud. Je savais que je le décevrai peut-être en lui disant ça mais j’ai été franc et honnête. »

Concernant sa fin de parcours à Bordeaux et ses relations avec Jean Tigana, Yoann Gourcuff estime qu’il est comporté en professionnel avec son ancien club. « Je n’ai pas pu lui expliquer que si j’avais attendu le lundi, c’était deux ou trois jours en moins pour le club pour se retourner. Si près de la fin du mercato, il m’a semblé que c’était important. Et puis j’ai joué le jeu à fond jusqu’à la fin. Après avoir vu mon président, je me suis entraîné normalement, je me suis assis sur le banc des remplaçants, au Parc des Princes, sans rien dire, je me suis donné à fond sur les 20 minutes que le coach m’a demandées de jouer. J’ai été professionnel jusqu’au bout », répète le meneur de jeu de l’Olympique Lyonnais dans les colonnes de Sud-Ouest.